Le constat est simple, parce qu’un manager Ă  une approche autoritaire, il est perçu comme un mauvais manager par ses Ă©quipes. La preuve rĂ©side dans la description arbitraire et sans expĂ©rience de notre ami WikipĂ©dia, ou encore dans un article du site Destination Leadership.

Vous l’aurez compris, je ne partage pas ces avis. Et les employĂ©s ayant affaire Ă  un manager autoritaire, qui n’écoute que lui (et ils sont nombreux), n’ont pas de chance. Voici comment la plupart des gens voient un manager autoritaire :

Leadership autoritaire - ce n'est pas un dictateur

Si jamais tu ne comprends pas la notion de leadership, tu peux lire l'article sur la présentation des 5 styles de leadership. ParenthÚse férmé, revenons au leadership autoritaire.

Ma vision du leadership autoritaire

On va commencer par rĂ©tablir la vĂ©ritĂ© sur ce qu’est un vĂ©ritable leadership autoritaire en une image :

Illustration dynamique du leadership autoritaire en action

On peut voir un type faisant la circulation, et bien le leadership autoritaire c’est avant tout montrer la direction avec ou sans explications (et ce n’est pas forcĂ©ment mauvais). Il permet d’avoir une activitĂ© qui tourne sans soucis, correctement utilisĂ©e il fait des miracles tant au niveau de l’activitĂ© qu’au niveau humain.

Et le management, c’est avant tout une histoire d’Homme.

Cette phrase tu dois la comprendre, peu importe tes objectifs, peu importe tes envies, tu ne feras rien sans tes Hommes. Si tu ne fĂ©dĂšres pas ton Ă©quipe, alors tu n’iras nulle part.

On en reparlera plus bas de la place de l’équipe, en attendant voici pourquoi un vrai leadership autoritaire peut ĂȘtre bĂ©nĂ©fique en entreprise.

Il sait fixer des objectifs et les atteindre en motivant son équipe

Lorsque l’équipe frivole, qu’elle commence Ă  sortir du cadre instaurĂ© par le manager, le leadership autoritaire permet de remettre dans le cadre l’équipe jusqu’à l’atteinte des objectifs. Prenons un exemple rĂ©el sur une semaine phare en e-commerce : la semaine de NoĂ«l (du 20 dĂ©cembre jusqu’au 24 dĂ©cembre 2021).

J’ai rĂ©cupĂ©rĂ© un entrepĂŽt dans un Ă©tat inacceptable. Disons clairement les choses : c’était le bordel. Des palettes, des dĂ©chets et des colis de partout, dans tous les sens. Le constat que j’ai fait est simple : 3 semaines de retard sur les rĂ©ceptions, 2 semaines de retard sur les productions, une activitĂ© Ă  ranger, et par-dessus tout : des clients Ă  calmer car ils ne recevront JAMAIS leurs commandes de NoĂ«l Ă  temps, ainsi qu’une Ă©quipe dĂ©motivĂ©e et leur manager dans un mauvais Ă©tat (qui stresse jusqu’à se rĂ©veiller la nuit).

Le responsable d’exploitation ne savait plus comment s’y prendre. J’ai rĂ©alisĂ© un plan d’action avec des objectifs (ambitieux) et surtout : avec des dates butoires. J’ai commencĂ© par Ă©couter l’équipe en place (car oui mĂȘme un vrai leadership autoritaire Ă©coute son Ă©quipe), j’ai bien intĂ©grĂ© leurs requĂȘtes et j’étais mĂȘme 100% d’accord avec eux. Une fois qu’ils avaient fini, j’ai pris la parole en faisant un Ă©tat des lieux et en mettant leurs requĂȘtes en avant (du moins pour celles que j’accepte). Je leur ai simplement expliquĂ© les objectifs, les deadlines, et le fait que j’ai confiance en eux (il faut savoir qu’il s’agit de mon ancienne Ă©quipe avec qui j’ai travaillĂ© durant 1 an).

Pour faire simple le rĂ©sultat est le suivant : en une semaine nous avons quasiment rattrapĂ© le retard en rĂ©ception et en production, ainsi que remonter le taux de qualitĂ© de nos envois. D’un point de vue client j’ai eu des remerciements ainsi que des fĂ©licitations pour le redressement rĂ©alisĂ©. J’ai bien Ă©videmment transmis Ă  l’équipe ces remerciements et ces fĂ©licitations, car je n’y suis pour rien, c’est eux qui ont fait le job, pas moi. Pour remercier personnellement l’équipe en place, je leur ai demandĂ© s’ils voulaient finir 2 heures plus tĂŽt le vendredi (veille de NoĂ«l) pour rĂ©cupĂ©rer de cette dure semaine, j’ai mis en avant le fait que j’aimerais qu’ils rĂ©cupĂšrent pour profiter de NoĂ«l avec leur famille, et que celĂ  m’importait rĂ©ellement (bien que nous ayons encore du retard, les objectifs annoncĂ©s Ă©taient atteints).

Mon leadership autoritaire dans ce contexte ? D’entrĂ©e de jeu je leur ai annoncĂ© les objectifs, et j’étais sur le terrain avec eux. J’ai recadrĂ© toute discussion prenant trop de temps, les utilisations de tĂ©lĂ©phone, et j’ai accompagnĂ© les personnes les moins productives pour rehausser la production en leur expliquant comment faire. Je me suis personnellement occupĂ© Ă  ce qu’ils ne manquent de rien et que tous les processus soient respectĂ©s. A travers toutes ces actions, je les ai Ă©galement intĂ©ressĂ© Ă  la situation, pour les motiver et qu’ils soient impliquĂ©s dans la rĂ©ussite de l’entreprise. Je me suis Ă©galement assurĂ© de leur bien-ĂȘtre environnemental professionnel.

Bon, on parle beaucoup d'action donc on sort un peut du leadership autoritaire pour parler d'action managériale, donc de management autoritaire. Et si c'est un style qui te parle, alors tu peux lire l'article sur le management autoritaire, avec des actes concrets et pleins d'anecdotes.

Un environnement sain pour l’activitĂ© et les Ă©quipes

Le leadership autoritaire permet d’assurer un respect strict du rĂšglement ou du moins, des rĂšgles instaurĂ©es. Nombreux sont les managers qui laissent un peu de dĂ©rive. Bon, aprĂšs tout ça n’a jamais tuĂ© personne non ?

Ce n'est pas vrai !

Une personne qui fait un Ă©cart, c’est contagieux. Et ça empire. Voici un petit schĂ©ma que j’ai rĂ©alisĂ© (car en tant que manager, tu devrais aimer les schĂ©mas non ?)

les habitudes transformes les déviances quotidiennes en acquis

Il est trĂšs simpliste mais reflĂšte toutes les explications. Ceci est un schĂ©ma psychologique que nous avons depuis l’enfance. Et c’est dans ce genre de cas que le leadership autoritaire est primordial. Prenons les points un Ă  un.

1. Entorse

Tous, mĂȘme toi (si tu veux bien ĂȘtre objectif), l’interdit nous attire, au mĂȘme titre que les objets que nous ne possĂ©dons pas, nous les voulons.

Au delĂ  de l’interdit qui tend Ă  augmenter l’utilisation des tĂ©lĂ©phones (dans notre exemple), le besoin (pour ne pas dire l’accoutumance) d’entendre les notifications ou de l’utiliser pour rester socialement connectĂ© (d’ailleurs inscris toi au cercle des managers si ce sujet t’intĂ©resse car je prĂ©pare un sujet E.N.O.R.M.E) est Ă©galement un facteur important Ă  prendre en compte.

2. Répétition

RĂ©pĂ©ter cette entorse (et il ne suffit que de quelques jours) et les employĂ©s en prendront l’habitude.

Tu verras sur plusieurs blogs ou soit disant articles scientifiques qu’il faut 21 jours pour changer ou adopter une habitude. Mon avis ? C’est bidon.

DĂ©jĂ  le mythe vient d’un chirurgien qui a constatĂ© qu’en moyenne, 21 jours sont nĂ©cessaires aux patients pour s’habituer Ă  leur nouveau visage. Tu vois l’absurditĂ© de transposer ces 21 jours Ă  tous les contextes ? Bien sĂ»r il ne faudra pas 21 jours pour arriver Ă  faire du sport de maniĂšre quasi quotidienne, comme il ne faudra que quelques jours pour faire prendre de mauvaises maniĂšres Ă  un enfant, ou Ă  un employé pour reprendre notre exemple du tĂ©lĂ©phone.

3. Habitude

On y est, les entorses quotidiennes, aussi limitĂ©es qu’elles soient, elles deviennent une habitude Ă  cause des rĂ©pĂ©titions. Je te demande encore de rester objectif et de rĂ©pondre Ă  la question suivante : est-ce que cette entorse que tu accordes aujourd’hui dure plus longtemps qu’au premier jour ?

Je m’explique : si le premier jour tu t’autorisais à fermer les yeux sur quelques secondes, est-ce qu’aujourd’hui ces secondes sont devenues des minutes ?

Si oui, tu as perdu ta lĂ©gitimitĂ© sur ce sujet, alors un conseil : renverse la situation intelligemment (et ne deviens pas un dictateur comme WikipĂ©dia ou Destination Leadership aiment le dire). Le leader autoritaire n’est pas un dictateur, c’est un fĂ©dĂ©rateur et un meneur.

4. Encrage

Nous voici dans la phase d’ancrage. A ce stade, la dĂ©rive reste une habitude mais va trĂšs vite devenir un acquis social. C’est durant cette phase que la derniĂšre chance de rectifier le tir sans passer pour un tirant ou un vilain s’opĂšre. Toutes les excuses seront bonnes, le plus simple Ă  ce niveau c’est d’avouer que tu n’as pas Ă©tĂ© bon, de rappeler le rĂšglement, que cela se fera progressivement mais qu’à terme tu ne voudras plus voir de tĂ©lĂ©phones sortis.

5. Acquis social

T’es foutu.

Nan je dĂ©conne, enfin pas totalement. Un acquis social c’est s’assurer que le syndicat ou reprĂ©sentant de proximitĂ© sera lĂ  pour t’empĂȘcher de rĂ©tablir la situation. Un exemple personnel, j’ai tentĂ© de rĂ©tablir ce que le manager avant moi avait autorisĂ©. A savoir : Prendre des pauses entre deux tranches horaires. Je ne vais pas rentrer dans les dĂ©tails, mais Ă  ce niveau aucun leadership, ni mĂȘme le leadership autoritaire ne peut rĂ©soudre cette affaire. Ce sujet est devenu limite politique avec les faits suivants :

  • Les employĂ©s qui s’énervent pour garder l’acquis social
  • Le reprĂ©sentant qui envoie directement des lettres au directeur (jusqu’à des menaces de grĂšve gĂ©nĂ©rale)
  • Le reprĂ©sentant qui essaie de prendre le lead sur les managers (car oui, le pouvoir social est plus important que le pouvoir hiĂ©rarchique)

Le résultat est que la direction a négocié avec le représentant pour trouver un juste milieu.

Le leadership autoritaire permet un démarrage opérationnel rapide et fiable

Le leadership autoritaire permet un dĂ©marrage rapide et fiable sur tous les types d’activitĂ©s. Avant d’aller plus loin dans l’explication, voici un deuxiĂšme visuel sur la communication des informations et leurs rĂ©tentions :

schéma explicatif : à chaque niveau de communication il existe une rétention de l'information

La lecture de ce schĂ©ma est assez simple. La flĂšche indique d’oĂč viennent les informations, connaissances et directives lors d’un dĂ©marrage.

A chaque niveau, une rétention se fait pour plusieurs raisons :

  • ConfidentialitĂ© de l’information
  • UtilitĂ© de l’information
  • SensibilitĂ© de l’information

Cette liste n’est pas exhaustive bien sĂ»r. Mais quel est le point commun entre ce schĂ©ma et le leadership autoritaire ?

Dans ton cas, tu es soit le chef d’équipe ou manager de chefs d’équipe. En tant que manager tu devras donner le minimum d’explications en apportant le maximum de valeur Ă  tes Ă©quipes pour qu’elles rĂ©alisent leur travail au mieux.

WTF ?

On arrĂȘte la thĂ©orie des bancs d’école et on va parler d’exemple rĂ©el, car aprĂšs tout nous sommes des Hommes de terrain.

Admettons que dans ta production, tu as une phase packing complexe à gérer.

Qu’est-ce que le packing ?

Le packing c’est un regroupement de produits que l’on emballe dans un carton, avec une prestation supplĂ©mentaire ou non. Les prestations supplĂ©mentaires peuvent ĂȘtre la confection de nƓuds Ă  l’aide de ruban, d’emballer de maniĂšre spĂ©cifique un article dans du papier de soie, bref, tout ce qui sort du cadre de manutention classique.

Dans notre exemple (rĂ©el je le rappelle), nous avons 34 clients avec chacun leurs spĂ©cificitĂ©s. Le plus simple est de donner un cadre gĂ©nĂ©ral (exemple : faire une liste des clients qui sont similaires ou qui n’ont pas de prestation supplĂ©mentaire, et donc un emballage similaire, puis donner des modes opĂ©ratoires pour les clients avec prestations spĂ©cifiques).

La production sera trĂšs lente sur la premiĂšre journĂ©e, dĂšs le lendemain une amĂ©lioration de la production sera visible. Jusqu’à devenir optimale dans les semaines voire le mois qui suit selon les complexitĂ©s.

Attention : dans ce cas, une vigilance constante doit ĂȘtre apportĂ©e par le chef d’équipe pour assurer la qualitĂ© du service.

Toi : Arthur, je ne suis pas sĂ»r de comprendre oĂč est le leadership autoritaire dans ton cas ?

Yes, ça ce n’est que le contexte, maintenant je vais te parler d’une face du management que beaucoup de managers oublient


La gestion de ton activitĂ©. En effet, ĂȘtre manager, avoir un bon leadership est nĂ©cessaire. Mais le leadership autoritaire ou paternaliste permettra Ă  tes employĂ©s d’avoir une base d’organisation solide, et de la dĂ©velopper en autonomie.

Dans notre exemple, j’ai dĂ©veloppĂ© un « self-service » des modes opĂ©ratoires pour que les opĂ©rateurs puissent les consulter dĂšs qu’ils le souhaitent.

Revenons au leadership autoritaire, j’ai fait cela en plusieurs phases :

  1. J’ai pensĂ© Ă  une solution sur la problĂ©matique des connaissances des modes opĂ©ratoires
  2. J’ai exposĂ© la solution aux Ă©quipes (ce sont eux qui m’ont remonter la problĂ©matique)
  3. Je leur ai cité 3 bénéfices (disponibles H24, mise à jour en temps réel, identification des anomalies contenus dans les modes opératoires en live)
  4. Je leur ai demandĂ© un retour sur cette solution et on l’a validĂ© ensemble
  5. Mise en place, suivi terrain sur l’utilisation correcte de l’organisation et feedback
Le leadership autoritaire Ă©tait prĂ©sent de A Ă  Z dans cette dĂ©marche. Je m’explique :
  • Ils m’ont remontĂ© les problĂ©matiques qu’ils rencontrent car je leur demande de me remonter toutes ces informations
  • J’ai exposĂ© la solution en sachant dĂ©jĂ  qu’elle serait acceptĂ©e, l’échange Ă©tait lĂ  pour d’autres raisons : gĂ©nĂ©rer le sentiment d’appartenir Ă  la solution, d’appartenir au changement et d’ĂȘtre un acteur plutĂŽt qu’un figurant. De leur faire comprendre que je les Ă©coute, qu’ils peuvent compter sur moi et que je prends des mesures pour les aider au mieux, et ainsi de les fĂ©dĂ©rer.

Le charisme et les directives du leadership autoritaire

La vĂ©ritable autoritĂ© n’est pas donnĂ©e parce que tu es chef d’équipe ou responsable. Pour le lancement ou l’intĂ©gration dans une entreprise, les titres aident Ă  avoir un repĂšre. Mais la confiance, l’autoritĂ© et l’éligibilitĂ© : ça se gagne. Je vois les chefs qui doivent mettre en avant leur Ă©tiquette de chef pour se faire respecter d’un mauvais Ɠil. Pour moi ce genre d’attitude reprĂ©sente un Ă©chec managĂ©rial. Le premier conseil que je peux te donner c’est de travailler ton charisme.

L’art de construire le noyau dur son Ă©quipe grĂące au leadership autoritaire

La prise de décision rapide

LĂ  encore oĂč le leadership autoritaire est particuliĂšrement efficace : c’est sur la capacitĂ© de dĂ©cider rapidement des personnes qui deviendront le noyau dur de son service.

A chaque dĂ©marrage d’activitĂ©, nous voyons Ă©normĂ©ment d’opĂ©rateurs dĂ©filĂ©s, et le rĂŽle du leadership autoritaire est de dĂ©cider rapidement de qui restera plus longtemps, pour d’abord faire une mise Ă  l’épreuve. Cette mise Ă  l’épreuve comprend :

  1. Sa capacitĂ© Ă  s’intĂ©grer au contexte social dĂ©jĂ  existant – je le place en premier, car pour moi, le social est ultra important
  2. Sa capacitĂ© Ă  comprendre son travail et Ă  s’organiser autour de celui-ci – de cette maniĂšre, il comprendra comment organiser au mieux son travail pour ĂȘtre plus efficace
  3. Sa capacitĂ© Ă  ĂȘtre autonome – former ses collaborateurs Ă  l’autonomie est l’une des choses les plus importante, mais nous ne sommes pas tous capable de le faire

A l’issu de ça, le leadership autoritaire disparaüt peu à peu afin d’opter un comportement d’accompagnateur ou de coach, qui permettra aux personnes choisies de devenir peu à peu autonomes.

Outre le fait d’ĂȘtre capable d’évaluer rapidement les personnes, le leadership autoritaire Ă  un avantage que beaucoup de managers actuels n’ont pas, et cet avantage manque cruellement aujourd’hui dans le monde managĂ©rial (par exemple, mon N+1 actuel n’a pas cet avantage et cela nous cause Ă©normĂ©ment de tort).

Savoir cadrer, recadrer et mettre fin Ă  une situation

DĂ©jĂ , savoir cadrer c’est quoi ? Savoir cadrer c’est poser un cadre dans lequel le collaborateur peut Ă©voluer librement, si le collaborateur se rapproche d’un des bords du cadre il faut lui dire, le sensibiliser et lui expliquer quels problĂšmes son comportement ou son process va apporter. A partir du moment oĂč il sort du cadre, il est nĂ©cessaire de faire ce que l’on appelle un recadrage.

Un recadrage peut passer par diffĂ©rentes formes, que ce soit un recadrage en direct ou un recadrage plus formel, en entretien. Attention : le leadership autoritaire n’est pas le seul style de leadership Ă  intervenir dans un recadrage (mais ce n’est pas le cƓur du sujet donc passons).

Savoir mettre fin Ă  une situation, une Ă©tape douloureuse pour tout manager qui ne savent pas gĂ©rer ces situations. Je te parlais de mon manager qui ne sait ni cadrer, ni recadrer, ni mettre fin Ă  une situation (mĂȘme une situation conflictuelle, il n’intervient pas).

Comme on est des Hommes de terrain, je vais t’exposer un cas rĂ©el !

J’étais en dĂ©placement pour aider au dĂ©marrage d’un site. Donc absent de mon site de rattachement. Pendant ce temps les volumes ont augmentĂ© et mon N+1 Ă  recrutĂ© des intĂ©rimaires Ă  cet effet. Il ne s’est pas prĂ©sentĂ© Ă  eux et n’a posĂ© aucun cadre.

Que s’est-il passĂ© ? Pause toilette abusive, usage du tĂ©lĂ©phone portable (appel, sms, musique), et une production de 200 colis / jour avec 4 ETP (Équivalent Temps Plein). Normalement avec 4 ETP, sur des prestations simples nous sommes entre 600 et 800 selon la difficultĂ© de l’opĂ©ration. Donc dans le meilleur des cas on Ă  une production divisĂ©e par 3.

Cela ne s’arrĂȘte pas là
 Un opĂ©rateur du noyau dur doit venir leur expliquer comment monter une palette correctement car le manager ne l’a pas fait. Un des 4 ETP (qui avait dĂ©jĂ  insultĂ© des personnes durant son sĂ©jour chez nous, sinon ce n’est pas drĂŽle), lui a littĂ©ralement sautĂ© dessus.

Et c’est seulement Ă  cet instant que mon manager Ă  mit fin Ă  cette situation. On rĂ©sume :

  • 2 semaines sans aucun support managĂ©rial
  • 2 semaines avec une production divisĂ©e par 3
  • Des insultes mais aucun acte managĂ©rial pour corriger la situation
  • Une agression physique

C’est le leadership autoritaire qui nous permettrait de rĂ©soudre cette situation, et si tu n’es pas d’accord avec ma seule solution : exprime toi en commentaire.

Les désavantages du leadership autoritaire

les risques du leadership autoritaire

On a fait l’apologie du leadership autoritaire, mais je vais te donner 3 types de dĂ©savantages qui sont trĂšs importants. Car comme on verra plus bas, il faut alterner entre les diffĂ©rents styles de leadership et savoir quand ne pas en utiliser. Car un bon manager ne manage pas toujours.

Ne pas savoir écouter et communiquer

L’autoritĂ©, on peut schĂ©matiser par faite ce que je dis. Point.

C’est trĂšs vulgaire de rĂ©sumer le leadership autoritaire Ă  cette seule phrase. Cependant je vois des fois des patrons de site, qui sont comme ça. Le feedback est impossible, ils ne savent pas tendre l’oreille pour Ă©couter les retours, les idĂ©es, et encore moins les critiques.

La communication est la base de notre dĂ©veloppement et l’une des raisons qui fait qu’on a dominĂ© la terre (en bien, en mal, chacun pense comme il veut, mais c’est un fait). Alors avant d’exiger quelque chose, comprends d’abord la situation dans laquelle se trouvent tes collaborateurs. Écoute les, les meilleures idĂ©es viennent du terrain, pas des bureaux.

Ne pas comprendre une situation globale

Cela est en lien avec le point du dessus. Comprendre une situation dans sa globalitĂ© c’est : avoir Ă©tudiĂ© le sujet sous tous les angles, avoir un retour des acteurs concernant la situation, et avoir ton propre avis, ta propre opinion sur le sujet.

Ne pas fidéliser son équipe

Le leadership autoritaire seul permet de fidĂ©liser une Ă©quipe, si tu es Ă  l’armĂ©e. En dehors de l’armĂ©e, tu peux oublier ça. Pour fidĂ©liser son Ă©quipe il faut savoir alterner entre les diffĂ©rents styles de leadership, d’ailleurs, on parle des styles de leadership mais est-ce qu’au moins tu les connais ? Non, ce n’est pas de la thĂ©orie, c’est rĂ©el. Voici les diffĂ©rents styles de leadership, cliques sur l’image si tu veux en apprendre plus.

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Le leadership autoritaire est-il le meilleur ?

Aucun style de leadership n’est meilleur que l’autre. Et ne crois surtout pas ceux qui diabolisent le leadership autoritaire. Ce sont des managers sans expĂ©rience rĂ©elle.

Le management autoritaire a du bon comme du mauvais, il s’utilise seul ou en alternance avec d’autres styles selon les situations.

Un ancien directeur gĂ©nĂ©ral m’a enseignĂ© la phrase suivante :

Être dur dans la forme, mais tendre dans le fond

Cela signifie que tu dois ĂȘtre direct, les collaborateurs n’aiment pas que tu tournes autour du pot, ça les stresse mĂȘme. Sois franc, mais toujours bienveillant.

Invitation Cercle des Managers - Full Impact